Lecture
Elle fait partie de ceux qu'on lit à toute allure un crayon à la main pour noter les passages sur lesquels il faudra revenir, on veut aller vite pour savoir où sa pensée va nous mener, sa méthode est simple et efficace : comprendre "...examiner et porter en toute conscience le fardeau que les événements nous ont imposé, sans nier leur existence ni accepter passivement leur poids..." "Comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face sans idée préconçue, et à lui résister au besoin quelque soit ou qu'ait pu être cette réalité ". Et si certains lui ont reproché son manque de méthode, c'est surtout sa libre pensée qui a gêné. Dans tout les cas son travail, permet c'est sûr de mieux comprendre notre monde actuel.
à suivre...
lundi, décembre 30, 2013
dimanche, décembre 29, 2013
samedi, décembre 28, 2013
Acmé
Lecture et mot d'un jour
Anthologie de la poésie française d'André Gide
acmé : point de plus haut développement.
La poésie n'est-elle pas quelquefois l'acmé de la pensée ?
Anthologie de la poésie française d'André Gide
acmé : point de plus haut développement.
La poésie n'est-elle pas quelquefois l'acmé de la pensée ?
vendredi, décembre 27, 2013
Corps et âme
Je regarde mon corps vieillissant
dans ce miroir sans compassion,
je regarde mes seins lourds et tombants
dans ce miroir sans illusion.
Ce corps longtemps méconnu,
malmené, plutôt mal aimé
se dévoile enfin à ma vue,
tout nu dans sa totale vérité.
Je vois un ventre qui porte
les cicatrices de la maternité,
je vois une peau qui porte
les traces du temps passé.
J'y vois une âme, fragment de mon corps
âme, ombre de mon corps
j'y vois un corps, parcelle de mon âme
corps, lumière de mon âme.
Corps et âme liés
âme et corps mêlés,
nés d'une même source
ensemble poursuivent leur course.
Je regarde mon corps fatigué
reflet de mon âme tourmentée
je voudrais la voir un jour allégée
reflet de mon corps apaisé.
dans ce miroir sans compassion,
je regarde mes seins lourds et tombants
dans ce miroir sans illusion.
Ce corps longtemps méconnu,
malmené, plutôt mal aimé
se dévoile enfin à ma vue,
tout nu dans sa totale vérité.
Je vois un ventre qui porte
les cicatrices de la maternité,
je vois une peau qui porte
les traces du temps passé.
J'y vois une âme, fragment de mon corps
âme, ombre de mon corps
j'y vois un corps, parcelle de mon âme
corps, lumière de mon âme.
Corps et âme liés
âme et corps mêlés,
nés d'une même source
ensemble poursuivent leur course.
Je regarde mon corps fatigué
reflet de mon âme tourmentée
je voudrais la voir un jour allégée
reflet de mon corps apaisé.
dimanche, décembre 22, 2013
Le principe d'égalité
En cette fin d'année, je fais un retour sur une actualité qui me laisse encore perplexe. Il s'agit du mariage homosexuel. Que le peuple descende dans la rue pour combattre un Etat qui voudrait mettre à mal les principes démocratiques, pour demander plus de justice sociale, pour combattre le racisme, pour mettre fin à une guerre, jusque là c'est plutôt sain pour la démocratie. Mais que le peuple descende dans la rue pour combattre un Etat qui veut appliquer un des principe fondateur de notre démocratie : l'égalité, là, je ne comprends plus.
Le principe d'égalité vers lequel une démocratie devrait tendre est quand même un de ses fondements, il est le premier article de la déclaration des droits de l'homme de 1789 ("les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit"), il fait partie de la devise de la république française (Liberté, Egalité, Fraternité). Il est ce pourquoi nous avons fait la révolution.
L'idée de donner les mêmes droits à un groupe d'individus qui n'a pas la même sexualité que la majorité a entraîné des réactions qui furent à mon sens totalement démesurées et insensées, surtout au pays des droits de l'homme. En accordant cette égalité, l'Etat a réveillé des peurs totalement irrationnelles : la peur d'une déstabilisation de la société, de la fin de notre civilisation, la peur de la destruction du modèle familial hétérosexuel (qui est considéré comme un modèle indépassable !). De plus les conséquences directes et mesurables furent des pics de violences observés contre les homosexuels comme si ces violences devenaient autorisées et le regroupement en associations pour continuer de mener un combat anti mariage homosexuel.
Par quel mécanisme l'application du principe d'égalité, sur lequel nous avons tenté de construire une démocratie et une république, entraîne la discrimination d'un groupe d'individus minoritaire plus forte que ce qu'elle était avant et par là entraîne, pour une partie du peuple, un reniement des fondements de la démocratie ?
Le principe d'égalité vers lequel une démocratie devrait tendre est quand même un de ses fondements, il est le premier article de la déclaration des droits de l'homme de 1789 ("les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit"), il fait partie de la devise de la république française (Liberté, Egalité, Fraternité). Il est ce pourquoi nous avons fait la révolution.
L'idée de donner les mêmes droits à un groupe d'individus qui n'a pas la même sexualité que la majorité a entraîné des réactions qui furent à mon sens totalement démesurées et insensées, surtout au pays des droits de l'homme. En accordant cette égalité, l'Etat a réveillé des peurs totalement irrationnelles : la peur d'une déstabilisation de la société, de la fin de notre civilisation, la peur de la destruction du modèle familial hétérosexuel (qui est considéré comme un modèle indépassable !). De plus les conséquences directes et mesurables furent des pics de violences observés contre les homosexuels comme si ces violences devenaient autorisées et le regroupement en associations pour continuer de mener un combat anti mariage homosexuel.
Par quel mécanisme l'application du principe d'égalité, sur lequel nous avons tenté de construire une démocratie et une république, entraîne la discrimination d'un groupe d'individus minoritaire plus forte que ce qu'elle était avant et par là entraîne, pour une partie du peuple, un reniement des fondements de la démocratie ?
vendredi, décembre 20, 2013
La mer en hiver
Plage d'hiver
au sable vierge de tout pas
la tentation n'existe pas
de marcher dans les pas d'un autre
le chemin pris sera le notre.
Mer d'hiver
prenant la couleur des cieux
venant d'un ciel capricieux
se faisant lisse et accueillante
se faisant rude et effrayante.
Soleil d'hiver
nuances de blanc, de bleu, de gris bleuté
touches de violet et de vert éparpillées
lumière jaune, rouge ou orangée
de s'être inclinée la Terre est pardonnée .
O! lumière d'hiver
je deviendrais presque déiste
les couleurs vacillent et palissent
on y voit presque l'esquisse
d'une toile impressionniste.
dimanche, décembre 15, 2013
Regards sur le monde actuel et autres essais de Paul Valéry
Lecture
Ses regards et analyses sont souvent d'une actualité saisissante :
"Savoir être libres n'est pas également donné à tous les hommes et à toutes les nations, et il ne serait pas impossible de les classer selon ce savoir. Davantage : la liberté de notre temps n'est, et ne peut-être pour la plupart des individus, qu'apparence. Jamais l'Etat le plus libéral par l'essence et les affirmations n'a plus étroitement saisi, défini, borné, scruté, façonné, enregistré les vies. Davantage : jamais le système général de l'existence n'a pesé si fortement sur les hommes, les réduisant par des horaires, par la puissance des moyens physiques que l'on fait agir sur leurs sens, par la hâte exigée, par l'imitation imposée, par l'abus de la "série",etc..."
Que dire de plus ?
Ah oui, texte écrit en 1938
Ah oui, texte écrit en 1938
samedi, décembre 14, 2013
Poésie de Paul Valery
Cette après-midi, en cueillant les grenades j'essayais de me rappeler, non sans difficulté, la poésie de P. Valéry, la voici :
Sur le grenadier, les grenades entrebâillées étaient déjà mangées par les oiseaux gourmands, rouge-gorges et mésanges se sont régalés avant nous.
Les grenades
de Paul Valéry
Dures grenades entr'ouvertes
Cédant à l'excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Eclatés de leurs découvertes !
Si les soleils par vous subis,
O grenades entre-bâillées,
Vous ont fait d'orgueil travaillées
Craquer les cloisons rubis,
Et que si l'or sec de l'écorce
A la demande d'une force
Crève en gemmes rouges de jus,
Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j'eus
De sa secrète architecture.
Sur le grenadier, les grenades entrebâillées étaient déjà mangées par les oiseaux gourmands, rouge-gorges et mésanges se sont régalés avant nous.
vendredi, décembre 13, 2013
Le serpent a mauvaise presse
Et pourtant n'est-ce pas grâce à lui que nous avons été chassés d'un paradis (qui n'existe pas), pour nous sortir d'une béatitude (un peu bête), où finalement rien ne pouvait nous arriver sauf d'être les jolis jouets d'un dieu qui devait vraiment s'ennuyer. A chaque fois que je vois un serpent c'est toujours avec le sourire aux lèvres, comme pour lui dire merci. Ce qui me fait penser au serpent, c'est la tribune du 10/12/13 de M.Onfray : Le Pen la fausse mue du vrai serpent que je vous invite à lire là :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/10/le-pen-la-fausse-mue-du-vrai-serpent_3528583_3232.html?xtmc=la_fausse_mue_du_vraie_serpent&xtcr=1
Oui Marine Le Pen est comme le joli décor alléchant dans la vitrine d'un commerce, qui ne montre pas son arrière boutique bien plus sombre et intolérable. Et quand bien même, elle n'aurait pas l'intelligence de comprendre qu'elle est un appât, ce dont je doute, d'autres (ceux qu'on ne voit pas mais qu'on entend quelquefois comme pour dire à tous ceux qui ne sont ni dupes, ni trompés, qu'ils sont toujours là) se chargeraient de le lui faire comprendre le moment venu.
Alors, si j'avais eu à la comparer à un animal qui mue j'aurais plutôt choisi l'araignée, et j'aurais épargné le serpent.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/10/le-pen-la-fausse-mue-du-vrai-serpent_3528583_3232.html?xtmc=la_fausse_mue_du_vraie_serpent&xtcr=1
Oui Marine Le Pen est comme le joli décor alléchant dans la vitrine d'un commerce, qui ne montre pas son arrière boutique bien plus sombre et intolérable. Et quand bien même, elle n'aurait pas l'intelligence de comprendre qu'elle est un appât, ce dont je doute, d'autres (ceux qu'on ne voit pas mais qu'on entend quelquefois comme pour dire à tous ceux qui ne sont ni dupes, ni trompés, qu'ils sont toujours là) se chargeraient de le lui faire comprendre le moment venu.
Alors, si j'avais eu à la comparer à un animal qui mue j'aurais plutôt choisi l'araignée, et j'aurais épargné le serpent.
vendredi, décembre 06, 2013
Un soir pluvieux d'un mois de décembre
Quand la mort s'invite
tout paraît dérisoire,
tout paraît illusoire,
sauf la vie.
En sursis,
je te survis.
De ce délai imparti
je profite,
je vis.
Même si sans toi,
âpre est la vie.
Même si
ton absence,
ton silence
remplissent mon existence.
Avant de mourir
une perle,
tu m'avais offert,
larme d'Aphrodite
nous dit la légende.
Depuis, à mon cou
suspendue
Toutes mes larmes
y sont contenues.
Avant de mourir
tu m'avais écrit
je t'aime à l'infini
En moi,
j'ai trouvé l'infini.
Deuil, état définitif
croire autre chose
serait fictif.
tout paraît dérisoire,
tout paraît illusoire,
sauf la vie.
En sursis,
je te survis.
De ce délai imparti
je profite,
je vis.
Même si sans toi,
âpre est la vie.
Même si
ton absence,
ton silence
remplissent mon existence.
Avant de mourir
une perle,
tu m'avais offert,
larme d'Aphrodite
nous dit la légende.
Depuis, à mon cou
suspendue
Toutes mes larmes
y sont contenues.
Avant de mourir
tu m'avais écrit
je t'aime à l'infini
En moi,
j'ai trouvé l'infini.
Deuil, état définitif
croire autre chose
serait fictif.
samedi, novembre 30, 2013
Sur "Les pas" de Paul Valéry
Sur Les Pas de Paul Valéry
Dans un morceau de musique, il y a toujours les quelques notes qui vont nous transporter, nous voilà tout chamboulé ; toutes les notes écrites avant et toutes celles qui viendront après sont là juste pour ce moment. Dans un recueil de poésie c'est un peu pareil, c'est comme si toutes les poésies d'avant nous préparent à en lire une intensément et toutes celles d'après confirment le plaisir déjà pris . Notes ou mots ont trouvé leur juste place ; l'ordonnancement parfait c'est celui qui nous fait vibrer, ce n'est sûrement pas le même pour tout le monde, et pour ça, il faut le partager.
En lisant Charmes de Paul Valéry je découvre avec joie Les pas :
Je ne sais pas qui vous étiez, mais vous avez été bien inspirée de retenir vos pas
Le poète inspiré a ainsi pu nous offrir un très joli moment.
Dans un morceau de musique, il y a toujours les quelques notes qui vont nous transporter, nous voilà tout chamboulé ; toutes les notes écrites avant et toutes celles qui viendront après sont là juste pour ce moment. Dans un recueil de poésie c'est un peu pareil, c'est comme si toutes les poésies d'avant nous préparent à en lire une intensément et toutes celles d'après confirment le plaisir déjà pris . Notes ou mots ont trouvé leur juste place ; l'ordonnancement parfait c'est celui qui nous fait vibrer, ce n'est sûrement pas le même pour tout le monde, et pour ça, il faut le partager.
En lisant Charmes de Paul Valéry je découvre avec joie Les pas :
Les pas
de Paul Valéry
Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance,
Procèdent muets et glacés.
Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux tes pas retenus !
Dieux !...tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !
Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,
Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n'était que vos pas.
Je ne sais pas qui vous étiez, mais vous avez été bien inspirée de retenir vos pas
Le poète inspiré a ainsi pu nous offrir un très joli moment.
vendredi, novembre 29, 2013
Petite anecdote
Un matin de cette semaine, le soleil dévoile un ciel grandiose juste un bandeau de ciel rosé et orangé au dessus de la mer, morceau de ciel dévoilé mais menacé par des nuages lourds et noirs porteurs des pluies froides de l'automne. Pour le temps de la journée je me dis que l'arbitre sera le vent, s'il se lève et selon la direction qu'il prend. C'est donc l'âme joyeuse que je pars au travail, et ce n'est pas tous les jours le cas quand on est secrétaire dans un garage, espérant quelques embouteillages pour pouvoir à loisir regarder ce ciel.
En arrivant la première chose que je demande est, -quelqu'un a-t-il vu le ciel ce matin ?-, et j'entends répondre d'un air agacé et blasé - si tu crois que j'ai que ça à faire - alors décontenancée, sans répartie et un peu lasse je m'installe devant mon écran d'ordinateur, me demandant ce que Diogène aurait répondu et pensant au triste sort des hommes qui ne savent plus voir le monde qu'ils habitent.
En arrivant la première chose que je demande est, -quelqu'un a-t-il vu le ciel ce matin ?-, et j'entends répondre d'un air agacé et blasé - si tu crois que j'ai que ça à faire - alors décontenancée, sans répartie et un peu lasse je m'installe devant mon écran d'ordinateur, me demandant ce que Diogène aurait répondu et pensant au triste sort des hommes qui ne savent plus voir le monde qu'ils habitent.
samedi, novembre 23, 2013
Amitié
Si l'amour supporte l'infidélité,
l'amitié, toujours, suppose la fidélité,
mais l'amitié s'accommode aussi de l'amour,
la volupté peut en dessiner les contours.
De deux, nous ne formons pas un,
mais réunis à la croisée de nos chemins
en un point, au moment opportun,
nous nous partageons pour un instant commun.
Ainsi, l'amitié offerte sert d'architecture
à nos vies, à nos âmes pour mieux se façonner.
Ainsi, l'amitié reçue est une éclaboussure
de la joie provoquée par ce qui est donné.
L'amitié donnée en rien n'entrave la liberté,
mais lui offre l'espace pour s'exprimer,
l'amitié vraie, pour chacun, doit être
l'occasion d'une possibilité d'être.
vendredi, novembre 22, 2013
dimanche, novembre 17, 2013
Méditerranée
Tu as porté tant d'hommes
d'un rivage à un autre,
dans nos veines,
de tous, coulent le sang.
A la fois berceau de nos vies
et cimetière parfois choisi,
comme un trait d'union
tu nous sers de jonction.
De tes flots que j'admire
je voudrais voir surgir
la Sagesse incarnée
prête à nous inonder.
Alors sur le sable, je m'assieds,
la tête sur mes genoux repliés,
et j'écoute ton chant
bruissant et captivant.
Tu chantes ton histoire
tu chantes les histoires
des cendres dispersées
de ceux qui t'ont aimé.
d'un rivage à un autre,
dans nos veines,
de tous, coulent le sang.
A la fois berceau de nos vies
et cimetière parfois choisi,
comme un trait d'union
tu nous sers de jonction.
De tes flots que j'admire
je voudrais voir surgir
la Sagesse incarnée
prête à nous inonder.
Alors sur le sable, je m'assieds,
la tête sur mes genoux repliés,
et j'écoute ton chant
bruissant et captivant.
Tu chantes ton histoire
tu chantes les histoires
des cendres dispersées
de ceux qui t'ont aimé.
jeudi, novembre 14, 2013
Fragile démocratie
Humeur du jour
Ces temps troublés, où la parole homophobe et raciste se libère, montrent la fragilité de la démocratie.
Deux raisons peuvent expliquer cette désinhibition de la parole, une perte de confiance en l’État en même temps qu'une perte de légitimité de ses représentants et la crise qui se traduit par l'effondrement du système libéral et qui met en relief les injustices criantes qu'il a créé.
Se pose une question : cette parole libérée était donc contenue, retenue ? Par quoi ? La confiance en nos politiques ? Nos assiettes bien remplies ? Est-ce que la démocratie ne tient qu'à ça ?
Alors je me remémore l'Ethique à Nicomaque d'Aristote. Déjà, il nous disait :
"...dans les tyrannies, l'amitié et la justice ne jouent qu'un faible rôle, dans les démocraties au contraire leur importance est extrême : car il y a beaucoup de choses communes là où les citoyens sont égaux."
Le libéralisme met en danger la démocratie, n'ayant jamais tenu compte ni de l'amitié, ni de la justice et encore moins de l'égalité et au lieu de consolider ce régime politique bien fragile participe à son affaiblissement.
Ces temps troublés, où la parole homophobe et raciste se libère, montrent la fragilité de la démocratie.
Deux raisons peuvent expliquer cette désinhibition de la parole, une perte de confiance en l’État en même temps qu'une perte de légitimité de ses représentants et la crise qui se traduit par l'effondrement du système libéral et qui met en relief les injustices criantes qu'il a créé.
Se pose une question : cette parole libérée était donc contenue, retenue ? Par quoi ? La confiance en nos politiques ? Nos assiettes bien remplies ? Est-ce que la démocratie ne tient qu'à ça ?
Alors je me remémore l'Ethique à Nicomaque d'Aristote. Déjà, il nous disait :
"...dans les tyrannies, l'amitié et la justice ne jouent qu'un faible rôle, dans les démocraties au contraire leur importance est extrême : car il y a beaucoup de choses communes là où les citoyens sont égaux."
Le libéralisme met en danger la démocratie, n'ayant jamais tenu compte ni de l'amitié, ni de la justice et encore moins de l'égalité et au lieu de consolider ce régime politique bien fragile participe à son affaiblissement.
lundi, novembre 11, 2013
Lettre à ma mère
à ma mère
Ton présent n'est plus le mien
ton temps n'est plus le mien.
Encore tant de choses à se dire
tant de choses jamais dites.
Entre toi et les autres
entre toi et les choses
une douce distance s'installe.
Et j'aimerai n'y voir
que la sagesse d'une vieillesse amie.
Tu donnes encore le change,
mais ta mémoire s'effiloche
je sais que tu t'accroches
même si parfois l'envie
de n'y rien faire te tente.
Mille et une astuces j'invente
pour que tu puisses,
longtemps encore,
fixer nos instants présents.
Je sais je te bouscule
et pardonne-moi
si parfois je m'énerve mais
quand je t'observe, je mesure
mon impuissance...
Ton présent n'est plus le mien
ton temps n'est plus le mien.
Encore tant de choses à se dire
tant de choses jamais dites.
Entre toi et les autres
entre toi et les choses
une douce distance s'installe.
Et j'aimerai n'y voir
que la sagesse d'une vieillesse amie.
Tu donnes encore le change,
mais ta mémoire s'effiloche
je sais que tu t'accroches
même si parfois l'envie
de n'y rien faire te tente.
Mille et une astuces j'invente
pour que tu puisses,
longtemps encore,
fixer nos instants présents.
Je sais je te bouscule
et pardonne-moi
si parfois je m'énerve mais
quand je t'observe, je mesure
mon impuissance...
dimanche, novembre 10, 2013
Petites bizarreries de la vie
Voir, quand le jour s'est fait nuit
que nous nous croyons réduit
à n'être que le fruit
d'un dessein fortuit.
Entendre, quand s'installe le silence
mâcher, remâcher,
sasser, ressasser
des pensées lues et entendues
pour qu'enfin elles deviennent semences.
Vivre de grand moment de solitude
entouré de mille personnes
et quelquefois seul, loin des hommes
connaître la quiétude, la complétude.
Comprendre que l'espoir
est la nourriture du désespoir,
Qu'il est bon de savoir
qu'il nous faut agir
Pour ne pas fléchir.
Savoir que seul le présent
est tout à la fois, passé et futur,
il est en même temps la suture
d'un passé certain,
d'un futur incertain.
que nous nous croyons réduit
à n'être que le fruit
d'un dessein fortuit.
Entendre, quand s'installe le silence
mâcher, remâcher,
sasser, ressasser
des pensées lues et entendues
pour qu'enfin elles deviennent semences.
Vivre de grand moment de solitude
entouré de mille personnes
et quelquefois seul, loin des hommes
connaître la quiétude, la complétude.
Comprendre que l'espoir
est la nourriture du désespoir,
Qu'il est bon de savoir
qu'il nous faut agir
Pour ne pas fléchir.
Savoir que seul le présent
est tout à la fois, passé et futur,
il est en même temps la suture
d'un passé certain,
d'un futur incertain.
dimanche, novembre 03, 2013
Ecrire n'est pas vain
Malade d'être humain
dans ce monde inhumain
Recours à l'écriture
comme une armature
Prothèse invisible
sur un corps visible
Ecriture inaudible
d'une révolte indicible
Ecriture ostensible
d'un monde inadmissible
Ecriture clairvoyante
d'une société annihilante
Ecriture vivifiante
d'une nature consolante
Vers une vie moins mutilée
Paver de mots le chemin de la liberté
Pour un face à face avec soi
et à la fois partage de soi
Ecrire n'est pas vain
Même sans être écrivain
dans ce monde inhumain
Recours à l'écriture
comme une armature
Prothèse invisible
sur un corps visible
Ecriture inaudible
d'une révolte indicible
Ecriture ostensible
d'un monde inadmissible
Ecriture clairvoyante
d'une société annihilante
Ecriture vivifiante
d'une nature consolante
Vers une vie moins mutilée
Paver de mots le chemin de la liberté
Pour un face à face avec soi
et à la fois partage de soi
Ecrire n'est pas vain
Même sans être écrivain
samedi, novembre 02, 2013
Fleurs
Floraison d'automne
dernières roses avant celles d'hiver, premier camélia et une fleur dont j'ai oublié le nom
dernières roses avant celles d'hiver, premier camélia et une fleur dont j'ai oublié le nom
vendredi, novembre 01, 2013
Repas
à ma fille,
Le repas,
moment d'expression intense
tout s'y lit, tout se dit
même avec les silences.
Manger vite ou lentement,
s'attarder, se lever rapidement,
manger avec envie ou sans,
se délecter ou bien rechigner,
au repas tout à un sens.
Les vivants ont leur place,
on parle du cousin, de l'ami, du voisin,
souvent les langues se délient,
on crie, on pleure, on rit
au repas c'est la vie qui s'exprime.
S'invitent aussi les souvenirs,
un goût, une odeur, une couleur
viennent raviver une mémoire endormie,
on se remémore les morts,
au repas, ils ont aussi leur place.
Et quand s'immiscent les amis,
ils donnent une autre saveur
à nos repas quotidiens,
alors,
le repas se savoure pendant des heures.
Le repas,
moment d'expression intense
tout s'y lit, tout se dit
même avec les silences.
Manger vite ou lentement,
s'attarder, se lever rapidement,
manger avec envie ou sans,
se délecter ou bien rechigner,
au repas tout à un sens.
Les vivants ont leur place,
on parle du cousin, de l'ami, du voisin,
souvent les langues se délient,
on crie, on pleure, on rit
au repas c'est la vie qui s'exprime.
S'invitent aussi les souvenirs,
un goût, une odeur, une couleur
viennent raviver une mémoire endormie,
on se remémore les morts,
au repas, ils ont aussi leur place.
Et quand s'immiscent les amis,
ils donnent une autre saveur
à nos repas quotidiens,
alors,
le repas se savoure pendant des heures.
dimanche, octobre 27, 2013
Haïkus libres
L'automne s'est installé, automne estival cette année, mais les nuits se sont rallongées, alors que nous sommes au plus près de l'heure solaire et pour me consoler des longues nuits d'hiver à venir, je me remémore quelques haïkus libres écrit cet été. Je définis le haïku comme un instant plein, un moment fragile et rare, comme l'absolu à portée de main, comme l'instantané d'un bonheur fugitif.
La fleur l'appelle
l'abeille gourmande
est venue.
Nuages
Entre ciel et mer
gardiens du temps qu'il fera
Chants des grillons
Voix dans la nuit
Voix de la nuit
Pluie d'été
dans la nuit
les grillons se taisent
Début d'après-midi d'été
torpeur, silence et chaleur
le soleil est vainqueur
Infini
le chemin de lune
sur la mer
L'infini
seulement contenu
dans notre pensée
et premier petit poème écrit (et offert) sur la mer en forme de haïkus
Ensemble
le sac, le ressac
et les battements de mon cœur
Le soleil, la mer
l'eau et le feu
à jamais dans mes yeux
Le vent dans mes cheveux
libre et insaisissable
Être le vent
La fleur l'appelle
l'abeille gourmande
est venue.
Nuages
Entre ciel et mer
gardiens du temps qu'il fera
Chants des grillons
Voix dans la nuit
Voix de la nuit
Pluie d'été
dans la nuit
les grillons se taisent
Début d'après-midi d'été
torpeur, silence et chaleur
le soleil est vainqueur
Infini
le chemin de lune
sur la mer
L'infini
seulement contenu
dans notre pensée
et premier petit poème écrit (et offert) sur la mer en forme de haïkus
Ensemble
le sac, le ressac
et les battements de mon cœur
Le soleil, la mer
l'eau et le feu
à jamais dans mes yeux
Le vent dans mes cheveux
libre et insaisissable
Être le vent
lundi, octobre 21, 2013
Allégorie
La mer me prend
la mer emporte
mon corps flottant
au gré des vents
et des courants.
Sans résistance
se laisser prendre
laisser aller,
aller, venir
tout doucement
les yeux fermés.
La mer m'enveloppe
caresse unique
caresse salée
caresse totale.
La mer me prend
la mer m'emporte
juste un moment
trop court instant.
la mer emporte
mon corps flottant
au gré des vents
et des courants.
Sans résistance
se laisser prendre
laisser aller,
aller, venir
tout doucement
les yeux fermés.
La mer m'enveloppe
caresse unique
caresse salée
caresse totale.
La mer me prend
la mer m'emporte
juste un moment
trop court instant.
vendredi, octobre 18, 2013
Leurre
L'extrême-droite, adroite,
cache son vrai visage
et sa pensée étroite
derrière un masque
républicain et démocrate.
L'extrême-droite, patiente,
profite de l'inanité des politiques
qui oublient les valeurs de la république,
qui violent en toute impunité
les règles démocratiques.
L'extrême-droite, habile,
se joue des démocraties, avec elle
la haine remplace l'amitié,
la peur remplace la bienveillance
et l'ignorance la raison.
L'extrême-droite, violente,
sait manier les peuples,
elle attise leur colère
leur trouve des boucs émissaires
et tapie, attend...
cache son vrai visage
et sa pensée étroite
derrière un masque
républicain et démocrate.
L'extrême-droite, patiente,
profite de l'inanité des politiques
qui oublient les valeurs de la république,
qui violent en toute impunité
les règles démocratiques.
L'extrême-droite, habile,
se joue des démocraties, avec elle
la haine remplace l'amitié,
la peur remplace la bienveillance
et l'ignorance la raison.
L'extrême-droite, violente,
sait manier les peuples,
elle attise leur colère
leur trouve des boucs émissaires
et tapie, attend...
samedi, octobre 12, 2013
Une île
Naufragée du néant
j'y ai resisté
Échouée sur une île
j'ai regardé la vie
Protégée par la mer
je me suis mise à nu
Conquise par le vent
j'ai vu le soleil
Joies et mélancolies
se sont entremêlées
Maintenant je sais
les couleurs de l'arc en ciel
j'y ai resisté
Échouée sur une île
j'ai regardé la vie
Protégée par la mer
je me suis mise à nu
Conquise par le vent
j'ai vu le soleil
Joies et mélancolies
se sont entremêlées
Maintenant je sais
les couleurs de l'arc en ciel
jeudi, octobre 10, 2013
L'image manquante de Rithy Panh
Film
L'image manquante à compléter par la lecture de l'Elimination de Rithy Panh
à Rithy Panh
L'image manquante assombrit vos pensées
L'image manque et hante votre esprit
L'image manque, mais avec votre récit
L'image manquante est aujourd'hui dévoilée.
L'image manquante à compléter par la lecture de l'Elimination de Rithy Panh
à Rithy Panh
L'image manquante assombrit vos pensées
L'image manque et hante votre esprit
L'image manque, mais avec votre récit
L'image manquante est aujourd'hui dévoilée.
samedi, octobre 05, 2013
Lampedusa
Au large de Lampedusa
des hommes sont morts
ils sont venus chercher
leur part de richesse,
une promesse de bonheur.
Au large de Lampedusa
la mer s'est refermée
sur ces corps inanimés,
certains seront gardés,
certains seront rejetés.
Au large de Lampedusa
la mer se démonte et nous montre,
ce que les hommes font de leur monde,
mais les hommes ne voient pas
mais les hommes n'entendent pas.
Au large de Lampedusa
des hommes mourront
ils viendront chercher
leur part de richesse,
l'espoir d'une vie meilleure.
des hommes sont morts
ils sont venus chercher
leur part de richesse,
une promesse de bonheur.
Au large de Lampedusa
la mer s'est refermée
sur ces corps inanimés,
certains seront gardés,
certains seront rejetés.
Au large de Lampedusa
la mer se démonte et nous montre,
ce que les hommes font de leur monde,
mais les hommes ne voient pas
mais les hommes n'entendent pas.
Au large de Lampedusa
des hommes mourront
ils viendront chercher
leur part de richesse,
l'espoir d'une vie meilleure.
samedi, septembre 28, 2013
Combattre
Se débattre, puis se battre
Chuter, puis se relever
Se perdre, puis se retrouver
La vie n'est qu'un combat
Je le sais perdu d'avance
Ni guerrière,
Et quand fatiguée de me battre
J'aperçois un abri
Là bas, comme un sourire ami
Je m'approche, et le vois s'éloigner
au rythme de mes pas
Ni stratège.
dimanche, septembre 22, 2013
Solitude
Dans le silence de ma solitude
j'entends la voix de l'autre
j'entends la voix des autres
Dans le silence de ma solitude
j'entends le bruit des vagues
j'entends le souffle du vent
Dans le silence de ma solitude
quelquefois règne la confusion
ma liberté cherche un chemin
ma liberté se perd en chemin
j'entends la voix de l'autre
j'entends la voix des autres
Dans le silence de ma solitude
j'entends le bruit des vagues
j'entends le souffle du vent
Dans le silence de ma solitude
quelquefois règne la confusion
ma liberté cherche un chemin
ma liberté se perd en chemin
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