Si on me demande ce que sont les vacances idéales, je réponds sans hésiter, les vacances pour être idéales doivent ressembler à ces débuts d'après-midi d'été où l'air est immobile, la chaleur enveloppante, le silence étonnant, quand les cigales par instant se taisent, et qu'aucun chien n'aboie.
Où à l'ombre d'une treille, d'un tilleul ou d'un grand chêne, les corps s'assoupissent et les esprits s'aiguisent.
Ce moment propice à l'oisiveté, permet à la pensée de prendre toute la place qui lui revient, sans avoir à se soucier d'un horaire ou d'un travail.
Pouvoir enfin laisser un mot, une idée, une image prendre tous les chemins possibles pour trouver le sien.
Laisser le temps à son intelligence de s'exercer à la pensée.
Et en soirée, lorsque le soleil capitule, une marche salutaire met en ordre la pensée de ce début d'après-midi d'été et chaque mot trouve sa juste place pour enfin l'exprimer, puis la partager ou la conserver.
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