dimanche, juillet 27, 2014

Enfin en vacances !

Si on me demande ce que sont les vacances idéales, je réponds sans hésiter, les vacances pour être idéales doivent ressembler à ces débuts d'après-midi d'été où l'air est immobile, la chaleur enveloppante, le silence étonnant, quand les cigales par instant se taisent, et qu'aucun chien n'aboie. 
Où à l'ombre d'une treille, d'un tilleul ou d'un grand chêne, les corps s'assoupissent et les esprits s'aiguisent. 
Ce moment propice à l'oisiveté, permet à la pensée de prendre toute la place qui lui revient, sans avoir à se soucier d'un horaire ou d'un travail. 
Pouvoir enfin laisser un mot, une idée, une image prendre tous les chemins possibles pour trouver le sien. 
Laisser le temps à son intelligence de s'exercer à la pensée. 
Et en soirée, lorsque le soleil capitule, une marche salutaire met en ordre la pensée de ce début d'après-midi d'été et chaque mot trouve sa juste place pour enfin l'exprimer, puis la partager ou la conserver.

jeudi, juillet 24, 2014

Guerres...

"Il y a toujours eu la guerre dit Veillard. Mais on s'habitue vite à la paix. Alors on croit que c'est normal. Non, ce qui est normal c'est la guerre"
Le premier homme
Albert Camus
la paix, construction fragile de l'homme,
la guerre, disposition naturelle propre à l'homme,
difficile de s'y faire...

dimanche, juillet 20, 2014

Etat fédéral contre Etat nation

L'IRA, le FLNC, l'ETA ont cessé la lutte armée mais continuent leur combat sur le plan politique et démocratique.
C'est un succès, succès de la raison, et c'est sûrement un de ces moments dans l'Histoire qu'il ne faut pas manquer, pour les états concernés il est temps de réfléchir à la mise en place d'un état fédéral, système qui apparaît comme le garant d'une paix durable. Pour cela des hommes ont déjà réfléchi, il serait bon de les relire :
http://www presse fédéraliste :Trois réflexions sur les apports de Proudhon sur le fédéralisme

samedi, juillet 19, 2014

Actualités : ensemble des évènements récents, actuels

La semaine dernière ma vieille maman me demandait des nouvelles du monde car cette semaine là, elle n'avait pas écouté les actualités me dit-elle. 
Je lui fis un résumé des faits marquants de la semaine en question : guerre au Proche Orient, les comptes de l'ump, la coupe du monde de football, les premiers départs en vacances, la grève de la Sncm. 
En énumérant ces actualités je me suis dit que j'aurai pu lui dire exactement la même chose quatre ans auparavant, il y avait bien une coupe du monde de football, les guerres au moyen orient font depuis longtemps la une de nos journaux, les affaires des partis politiques se succèdent chaque année, les départs en vacances meublent nos actualités chaque été, les grèves des transports maritimes, ferroviaires ou aériens sont aussi récurrents que les départs en vacances.
Dans quatre ans qu'en sera-t-il ? il y a fort à parier que ce sera la même ritournelle.
Si le monde ne tourne pas rond, les hommes eux tournent en rond et l'actualité, elle, devient intemporelle.

dimanche, juillet 13, 2014

Qu'est-ce que le propriété ? Proudhon (3)



 Pour Xavier, toujours

Résumé du Chapitre 4   "Que la propriété est impossible"


Argument foudroyant des propriétaires :

L’égalité des conditions est impossible et si les hommes étaient égaux, personne ne voudrait travailler. Face à ce discours, Proudhon veut démontrer que c’est la propriété qui est impossible, il va tenter de le démontrer en neuf propositions, après avoir défini l’aubaine et le droit d’aubaine.

Son hypothèse de base : la propriété est le droit d’aubaine que le propriétaire s’attribue sur une chose marquée par lui de son seing. Les différents noms de l’aubaine : fermage, loyer, rente, intérêt, bénéfice, gain, profit.

Le propriétaire exige que la prestation de son droit s’exprime soit en signe monétaire, soit par un dividende en nature du produit.

La propriété est le droit d’aubaine c’est-à-dire le pouvoir de produire sans travailler



4.1 La propriété est impossible, parce que de rien elle exige quelque chose

Le propriétaire ne produisant ni par lui-même, ni par son instrument et recevant des produits en échange de rien est ou un parasite ou un larron. Donc si la propriété ne peut exister que comme un droit, la propriété est impossible.



4.2 La propriété est impossible, parce que là où elle est admise la production coûte plus qu’elle ne vaut

Dans une juste économie, il y a équation entre la production et la consommation, cela ne peut être le cas puisque le propriétaire est improductif



4.3 La propriété est impossible, parce que sur un capital donné, la production est en raison du travail, non en raison de la propriété

La propriété est le droit d’aubaine et non le droit de capitation (taxe par individu), l’aubaine a pour mesure la fraction de la production du propriétaire. Le droit d’aubaine qui ne peut exister que dans des limites très restreintes, marquées par les lois de productions s’annihile par le droit d’occupation ; or sans le droit d’aubaine pas de propriété, donc la propriété est impossible.



4.4 La propriété est impossible, parce qu’elle est homicide

Le droit d’aubaine devrait se réduire à une indemnité de reconnaissance qui ne dépasse pas une fraction de ce qu’un travailleur est capable de produire. Mais le propriétaire se fait payer par capitation (impôt par tête), évalue ce qu’il lui est dû sur son capital et non sur son travail

Proudhon démontre que la propriété dépouille le travailleur par l’usure et l’assassine par l’exténuation, ce qui nuit à la propriété donc elle est impossible.



4.5 La propriété est impossible, parce qu’avec elle la société se dévore

Pour assouvir la propriété, il faut d’abord que le travailleur produise au-delà de ses besoins puis au-delà de ces forces. Pour cela il faut s’emparer de la production d’autrui et par conséquent diminuer le nombre de producteurs. La société se dévore par la suppression des travailleurs et par la retenue que la propriété exerce sur la consommation du producteur.

Proudhon cite la fable de Phèdre « la vache, la chèvre et la brebis en société avec le lion » :

La vache, la chèvre, la brebis et le lion
Il n'y a jamais de sûreté dans l'association avec le puissant ; cette petite fable montre la vérité de ce que j'avance. Une vache, une chèvre et une brebis habituée à l'injustice firent dans les bois société avec un lion. Comme ils avaient pris un cerf de grande taille, les parts faites, le lion parla ainsi : « C'est moi qui prends la première puisqu'on m'appelle roi, elle m'appartient; la seconde, comme je suis vaillant, vous me la donnerez ; et parce que je suis le plus fort, la troisième me reviendra. Malheur à qui touchera à la quatrième ! » ; Ainsi, grâce à sa mauvaise foi, il emporta pour lui seul la proie tout entière.

Proudhon la traduit ainsi :

Je suis entrepreneur, je prends la première part

Je suis travailleur, je prends la deuxième,

Je suis capitaliste, je prends la troisième

Je suis propriétaire, je prends tout.

Pour que le producteur vive, il faut que son salaire puisse racheter son produit. Pour cela il faudrait l’acheter à prix coûtant et le droit d’aubaine ne le permet pas. La propriété vend au travailleur le produit plus cher qu’elle ne lui paye.



4.6 La propriété est impossible parce qu’elle est mère de tyrannie

Si la souveraineté ne peut et ne doit être attribuée à chaque citoyen qu’en raison de sa propriété, il s’ensuit que les petits actionnaires sont à la merci des plus forts. Il s’ensuit que la propriété est incompatible avec l’égalité politique et civile donc la propriété est impossible.



4.7 La propriété est impossible, parce qu’en consommant ce qu’elle reçoit elle le perd, qu’en l’épargnant elle l’annule, qu’en le capitalisant elle le tourne contre la production

I) Qu’est-ce que le propriétaire ? Une machine qui ne fonctionne pas, ou qui en fonctionnant pour son plaisir et selon son caprice ne produit rien. Consommer propriétairement, c’est consommer sans travailler et sans reproduire à l’inverse du travailleur. La consommation propriétaire est nommée luxe par opposition à la consommation utile.

Le propriétaire qui travaille est un fonctionnaire qui se fait payer deux fois

II) Quand le propriétaire épargne, on ne voit plus rien, les choses qu’il met de côté passent dans un autre monde. Il empêche les autres de jouir sans jouir lui-même.

III) Le propriétaire qui au lieu de consommer son revenu le capitalise le tourne contre la production et par là rend l’exercice de son droit impossible. Car plus il augmente la somme des intérêts à payer, plus il est forcé de diminuer le salaire.



4.8 La propriété est impossible, parce que sa puissance d’accumulation est infinie et qu’elle ne s’exerce que sur des quantités finies

Proudhon pose quelques questions :

Hors de quelles limites le peuple a-t-il droit de refuser le budget, le fermier son fermage, l’industriel les intérêts de son capital ?

Jusqu’à quel point l’oisif peut-il exploiter le travailleur ?

Quand est-ce que le producteur peut dire au propriétaire : je ne te dois plus rien ?

Entre le droit d’aubaine et la perception de cette aubaine il n’y a jamais équation

La propriété est un droit contre la nature, contre la raison



4.9 La propriété est impossible, parce qu’elle est impuissante contre la propriété

La propriété pour se produire pour agir a besoin de la force ou de la fraude, la propriété n’est pas égale à la propriété, c’est une négation.