Mot du jour
Oscillation
Mouvement d'un corps qui effectue des va et vient...
Du bleu au rose puis du rose au bleu ...
Quand les français comprendront-ils qu'il ne suffit plus de changer les hommes
mais qu'il faut changer de système.
dimanche, mars 30, 2014
samedi, mars 29, 2014
Petit dialogue avec la mort
Un après-midi, dans une chambre d’hôpital, une femme, seule devant son père mourant. Elle le regarde quand la mort apparaît devant elle. Silhouette pas très bien définie, comme si la mort était enveloppée d'un voile.
un dialogue commence
- Alors c'est toi la mort. Je ne te vois que maintenant, pourquoi je ne t'ai pas vu la première fois que tu m'as approchée de près ?
- Tu étais en colère et tu me niais, tu ne pouvais pas me voir, tu ne pouvais que me subir.
- C'est vrai, je n'avais jamais réellement pensé à toi. Quand je parlais de toi, derrière mes mots il n'y avait que du vide, je n'habitais pas mon discours. Je t'ai ignorée.
La mort s'approche de la femme, elles sont côte à côte et regardent son père mourant.
- Et pourtant, je viendrai pour chacun d'entre vous, mais tu n'en avais pas tenu compte, ta colère me montrais que tu m'avais déniée, oubliée, reniée, faire comme si je n'existais pas n'était pas la solution. Je suis le pendant de la vie, son côté pile, sans moi la vie n'aurait aucune valeur.
- Je voulais que tu partes, que tu me laisses encore un peu de temps avec celui que j'aimais.
- Du temps, vous en demandez tous un peu plus...
Et sache que le temps pour moi ne veut rien dire, je ne suis qu'un moment figé dans le temps, pour le mort, dès l' instant où j'apparais, entre vie et trépas, le temps n'existe plus. Je n'ai pas de futur, je ne connais pas le passé, je suis son présent pour toujours, et il devient ton passé.
- Je trouvais que c'était injuste
- Je suis équitable et injuste à la fois, car jeunes ou vieux, riches ou pauvres, victimes ou bourreaux, innocents ou coupables, tous me connaîtront un jour, dans ce sens je ne peux pas être plus impartiale, et toujours injuste aux yeux de ceux qui restent.
- Puisque tu parles ainsi, ça ne te dérange pas de venir pour des enfants ou des victimes de guerre ?
- Je ne suis pas responsable, je ne suis que la finalité de la folie des hommes quand il s'agit des guerres, ou du déraillement de la vie quand il s'agit de maladie, et souvent vous les hommes, présomptueux vous jouez avec moi et avec la vie comme on joue aux dés, vous oubliez que certains jeux coûtent la vie.
La femme se rapproche de la mort et lui fait face
- Tu es si près de moi, je pourrai t'enlacer, je me souviens d'un jour où j'aurai préféré mourir...
- Oui, mais tu avais peur. Tu n'acceptais pas la mort de l'autre, tu ne pouvais accepter ta propre mort, l'inverse est vrai aussi.
- Et maintenant que je n'ai plus peur de toi, que je ne t'ignore plus, je préfère essayer de vivre...
- Alors pars, il est temps, et laisse moi seule avec ton père.
Elle s'en va, laissant son père seul face à sa mort.
un dialogue commence
- Alors c'est toi la mort. Je ne te vois que maintenant, pourquoi je ne t'ai pas vu la première fois que tu m'as approchée de près ?
- Tu étais en colère et tu me niais, tu ne pouvais pas me voir, tu ne pouvais que me subir.
- C'est vrai, je n'avais jamais réellement pensé à toi. Quand je parlais de toi, derrière mes mots il n'y avait que du vide, je n'habitais pas mon discours. Je t'ai ignorée.
La mort s'approche de la femme, elles sont côte à côte et regardent son père mourant.
- Et pourtant, je viendrai pour chacun d'entre vous, mais tu n'en avais pas tenu compte, ta colère me montrais que tu m'avais déniée, oubliée, reniée, faire comme si je n'existais pas n'était pas la solution. Je suis le pendant de la vie, son côté pile, sans moi la vie n'aurait aucune valeur.
- Je voulais que tu partes, que tu me laisses encore un peu de temps avec celui que j'aimais.
- Du temps, vous en demandez tous un peu plus...
Et sache que le temps pour moi ne veut rien dire, je ne suis qu'un moment figé dans le temps, pour le mort, dès l' instant où j'apparais, entre vie et trépas, le temps n'existe plus. Je n'ai pas de futur, je ne connais pas le passé, je suis son présent pour toujours, et il devient ton passé.
- Je trouvais que c'était injuste
- Je suis équitable et injuste à la fois, car jeunes ou vieux, riches ou pauvres, victimes ou bourreaux, innocents ou coupables, tous me connaîtront un jour, dans ce sens je ne peux pas être plus impartiale, et toujours injuste aux yeux de ceux qui restent.
- Puisque tu parles ainsi, ça ne te dérange pas de venir pour des enfants ou des victimes de guerre ?
- Je ne suis pas responsable, je ne suis que la finalité de la folie des hommes quand il s'agit des guerres, ou du déraillement de la vie quand il s'agit de maladie, et souvent vous les hommes, présomptueux vous jouez avec moi et avec la vie comme on joue aux dés, vous oubliez que certains jeux coûtent la vie.
La femme se rapproche de la mort et lui fait face
- Tu es si près de moi, je pourrai t'enlacer, je me souviens d'un jour où j'aurai préféré mourir...
- Oui, mais tu avais peur. Tu n'acceptais pas la mort de l'autre, tu ne pouvais accepter ta propre mort, l'inverse est vrai aussi.
- Et maintenant que je n'ai plus peur de toi, que je ne t'ignore plus, je préfère essayer de vivre...
- Alors pars, il est temps, et laisse moi seule avec ton père.
Elle s'en va, laissant son père seul face à sa mort.
jeudi, mars 27, 2014
Enfance de la philosophie
Et si la philosophie était une personne comment raconterait-elle son enfance :
J'ouvrais les yeux réchauffée par un rayon de soleil qui traversait la pièce dans laquelle je me trouvais blottie dans un coin. Je cherchais où je me trouvais lorsque j'entendis des voix, quelques hommes discutaient, je percevais quelques mots comme l'Un et le Multiple, l'être et le non être, le vide et le non vide.
Je comprenais que ces hommes ne me voyaient pas encore, mes contours se dessinaient mais ils ne m'avaient encore donné de nom. Et pourtant, depuis des temps lointains, depuis la naissance de l'Humanité j'avais déjà parcouru un long chemin, je suis née en même temps que la première prise de conscience des hommes de naître d'exister et de mourir. Longtemps balbutiante, il a fallu attendre que leur langage soit assez riche pour mettre des mots sur leur première intuition, et pour que je passe du stade embryonnaire au stade de nourrisson. Je parcourais le monde sans me soucier des distances, car depuis ma naissance, je possédais comme un don d'ubiquité, je pouvais être partout à la fois, en tout cas partout où l'Homme était présent. Je me souciais plutôt de la manière dont on m'éduquait. J'ai peu de souvenir de cette période.
Mais au moment où je commence mon récit, ma mémoire s'améliore, sans pour autant être vraiment satisfaisante, de mes souvenirs de cette époque, il me reste quelques fragments, quelques instants qui seront très importants pour mon développement donc c'est sous le soleil de la méditerranée que j'allais grandir et prendre de multiples formes. Dès que l'on m'a nommé, chacun s'est emparé de moi et a cherché à me façonner, à m'éduquer à sa manière, chacun cherchant des réponses aux multiples questions que posaient leur existence dans ce monde, et la place qu'ils avaient à prendre. C'est à ce moment là que je devins polymorphe, comme dans les mains d'un potier, je prenais la forme qu'on souhaitait me donner, forme plus ou moins achevée, plus ou moins séduisante
Enfant sage et docile dans les mains de chacun, j'apprenais aussi à devenir féroce lorsque j'étais confrontée à une autre forme de moi-même, comme s'il était impossible que je puisse prendre différentes formes, comme si une forme devait prévaloir sur une autre. De tout temps et à chaque fois que les hommes m'ont adopté, ils ont tous pensé détenir La forme idéale, celle qui serait la meilleure pour tous les hommes, en me façonnant, ils ne se doutaient pas à quel point j'étais malléable et finalement insaisissable et qu'en passant de mains en mains je pouvais changer complètement de forme ou m'affiner ou m'épaissir selon le caractère de chacun, et que finalement, peut-être n'existait-il pas qu'une seule vérité mais une vérité pour chacun.
Revenons à ce matin où à peine éveillée, on cherchait à élaborer une pensée sans savoir encore que j'étais le moyen utilisé. C'était du temps de Pythagore, l'on m'a enfin nommée, je m'appelle Philosophie.
Au début je les écoutais tous attentivement, je les nommais philosophes, ils ont cherché en moi une explication du monde dans lequel ils vivaient, je suis pour un temps devenu une science, l'astronomie, les mathématiques, la physique, ont servi au début à me donner un corps en même temps que l'on essayait de définir un cosmos et d'y chercher sa place. Parmi mes premiers tuteurs il y avait Parménide, Heraclite, Leucippe. Mais très vite, un certain Démocrite s'est intéressé aussi à l'éthique et j'ai continué de croître.
Dans un monde où l'homme montrait peu d'aptitude à construire une vie simple et heureuse, mais partout où vivaient l'homme il n'y avait que, misère et tristesse pour le plus grand nombre, conquête du pouvoir et guerre, maladie et mort ...
J'ai donc eu plusieurs pères, vinrent aussi Socrate, Platon, Aristote, Aristippe de Cyrène, Diogène de Sinope, Epicure, Zénon de Cittium qui souvent ont formé des écoles, ainsi j'ai pris plusieurs noms et plusieurs formes, l'Académie de platon pour un enseignement aristocratique, le Lycée où Aristote avait pris l'habitude de parler de moi en marchant, on les appelait les péripatéticiens, le Jardin où une communauté libre dont le maître était Epicure s'était formé, ceux du Portique termes qui désignait les stoïciens car Zénon avait pris l'habitude de m'enseigner sous un portique de l'Agora, pour les Cyniques , c'est dans un gymnase appelé Cynosarge que l'on discourait, mais pour Diogène le Cynique son lieu de prédilection restait la place publique.
Ils se sont souvent invectivés, pensant que leur philosophie était la seule acceptable, mais tous avait la même finalité : le mieux vivre. Chacun d'entre eux a cherché le meilleur moyen pour y arriver et c'est en fonction de ce qu'ils étaient, heureux ou malheureux, malade ou en bonne santé, riche ou pauvre qu'ils m'ont éduqué….
lundi, mars 24, 2014
Regards (2)
le regard suspendu
sur une main, posée là,
caresse d'un rêve
le regard suspendu
sur la mer
au bord d'une falaise
le regard suspendu
comme un cri
au bord des lèvres
le regard suspendu
sur ma vie
comme sur un fil ténu
le regard suspendu
sur ma fille endormie
le regard suspendu
à un sourire ami
le regard suspendu
sur une fleur
Mon regard suspendu
erre sur la route
de mes pensées
dimanche, mars 23, 2014
Sensation
Difficile de parler de la musique
qu'on l'écoute ou bien
qu'on en joue.
Peut-être est-ce parce que
la musique ne dit rien
et qu'elle ne fait appel
ni à la pensée
ni au langage.
Elle n'est que sensation.
Pure sensation.
Comment définir
ce moment un peu étrange
où les sons vous transpercent
et vous enveloppent en même temps
puis vous emmènent hors du temps.
C'est comme une parenthèse dans le temps
juste un instant
de légèreté et de bonheur
rarement partagé.
qu'on l'écoute ou bien
qu'on en joue.
Peut-être est-ce parce que
la musique ne dit rien
et qu'elle ne fait appel
ni à la pensée
ni au langage.
Elle n'est que sensation.
Pure sensation.
Comment définir
ce moment un peu étrange
où les sons vous transpercent
et vous enveloppent en même temps
puis vous emmènent hors du temps.
C'est comme une parenthèse dans le temps
juste un instant
de légèreté et de bonheur
rarement partagé.
vendredi, mars 21, 2014
Humeur
Hypocrisie et cynisme de Nicolas Sarkosy
dans sa tribune il en appelle à la réflexion, donc réfléchissons :
Comment peut-il être aussi outré par ces écoutes, pratique qu'il a encouragé en son temps, et dont il connaissait presque tous les secrets puisqu'il a cherché par tous les moyens à la détourner.
dans sa tribune il en appelle à la réflexion, donc réfléchissons :
Comment peut-il être aussi outré par ces écoutes, pratique qu'il a encouragé en son temps, et dont il connaissait presque tous les secrets puisqu'il a cherché par tous les moyens à la détourner.
jeudi, mars 20, 2014
Regards (1)
Empreintes
gravées à la surface
de nos mémoires
comme une victoire
sur l'instant qui passe.
gravées à la surface
de nos mémoires
comme une victoire
sur l'instant qui passe.
mercredi, mars 19, 2014
Rencontre nocturne
Un petit hérisson
stoppe net sa marche
lorsque j'ouvre ma porte
au milieu de la nuit.
Alors je lui dis
toi au moins
tu n'as pas eu besoin
de lire Schopenhauer
et Onfray pour savoir
garder la bonne distance
d'avec tes congénères,
et nécessaire à ta survie.
Armé par la nature
de quelques pics et te voilà paré.
Pour moi
ce fut une autre histoire
il m'aura fallu souffrir
puis lire
pour apprendre à garder
la bonne distance.
Et encore,
rien n'est jamais gagné,
il faut être acrobate
ou bien funambule
pour savoir,
sur un fil en tension
garder l'équilibre.
Ni trop loin, ni trop près
rien n'est plus difficile
à trouver que ce point
d'équilibre.
Et à peine avais-je levé la tête
pour regarder le ciel
qu'il prit rapidement ses distances
ne me trouvant sûrement pas
à la bonne distance.
stoppe net sa marche
lorsque j'ouvre ma porte
au milieu de la nuit.
Alors je lui dis
toi au moins
tu n'as pas eu besoin
de lire Schopenhauer
et Onfray pour savoir
garder la bonne distance
d'avec tes congénères,
et nécessaire à ta survie.
Armé par la nature
de quelques pics et te voilà paré.
Pour moi
ce fut une autre histoire
il m'aura fallu souffrir
puis lire
pour apprendre à garder
la bonne distance.
Et encore,
rien n'est jamais gagné,
il faut être acrobate
ou bien funambule
pour savoir,
sur un fil en tension
garder l'équilibre.
Ni trop loin, ni trop près
rien n'est plus difficile
à trouver que ce point
d'équilibre.
Et à peine avais-je levé la tête
pour regarder le ciel
qu'il prit rapidement ses distances
ne me trouvant sûrement pas
à la bonne distance.
mardi, mars 18, 2014
Inflation cosmique
De l'univers
nous voulons
percer tous les secrets
Quelques ondes perçues,
par ses premiers cris
entendus,
son enfance
nous est révélée
c'est l'inflation cosmique.
Lorsque nous pourrons
enfin assister
à son accouchement
saurons nous
nous en contenter ?
Ou nous faudra t-il
encore rechercher
père et mère
de cet univers
encore plein de
mystères ?
dimanche, mars 16, 2014
Vivre l'instant
La vie n'est qu'un instant
fait de plein d'instants
qui lui donnent une lumière
au goût de paradis.
La vie n'est qu'un instant
mais l'ombre d'un instant
les ombres du passé
éclairent le présent
de sombres pensées.
Comment fixer l'instant
juste cet instant qui
comme un soleil au zénith
fait la part moins belle
aux ombres du passé ?
fait de plein d'instants
qui lui donnent une lumière
au goût de paradis.
La vie n'est qu'un instant
mais l'ombre d'un instant
les ombres du passé
éclairent le présent
de sombres pensées.
Comment fixer l'instant
juste cet instant qui
comme un soleil au zénith
fait la part moins belle
aux ombres du passé ?
samedi, mars 15, 2014
vendredi, mars 14, 2014
Le voile dévoilé
Émission intéressante cette semaine sur France culture, A propos du voile des femmes et des religions. Bruno Nassim Aboudar nous apprend que le voile devient religieux à partir de la naissance du christianisme avec St Paul qui dans son épître aux corinthiens exige que les femmes pratiquant le culte soient voilées. ( je me pose d'ailleurs une question, St Paul y dit que c'est une honte pour l'homme de porter les cheveux longs et que c'est une gloire pour la femme car sa chevelure lui a été donné en guise de voile, mais après le 4ème siècle toute l'iconographie nous montre un Jésus au cheveux longs ?). Bon je reviens au voile, puis un traité est écrit par Tertullien qui précise que le voile est un signe de soumission à l'homme et Clément d'Alexandrie en rajoute une couche, le corps de la femme est désirable on doit le cacher, pour que les hommes ne soient pas tentés.
Puis il nous parle du voile dans l'Islam qui ne fait pas l'objet d'autant d'écrits, on en parle très peu dans le coran, 3 versets le mentionnent, le voile comme écran pour les femmes du prophètes, le voile comme signe distinctif pour se faire reconnaître comme femme musulmane et non femme païenne et le voile baissé sur sa poitrine en présence d'étranger. Donc le voile dans l'Islam n'est pas vraiment religieux, il est avant tout le signe d'une civilisation phallocrate et misogyne, ça c'est moi que le dit, j'ai trouvé que Bruno Nassim Aboudar ne le disait pas assez où la femme ne doit pas être vue, elle est littéralement cloîtrée du 7ème siècle au 19ème siècle. le signe de reconnaissance du voile devient donc un signe d'invisibilité, il est d'ailleurs blanc de la couleur des murs des maisons.
Au 20ème siècle le voile devient un instrument de visibilité de la religion musulmane, il devient pendant la guerre d'Algérie un signe de résistance, les femmes algériennes portent le voile de façon militante.
Et dans d'autres pays, ils devient signe, quand il est enlevé, d'émancipation de la femme, en Iran jusqu'en 1979, en Egypte jusqu'à nos jours et en Turquie.
Il propose une raison prise dans l'histoire coloniale française qui serait une des multiples explications au phénomène du voile actuellement : la peinture orientaliste qui montrait des femmes musulmanes nues et dévoilées, la photographie de femmes musulmanes dévoilées pour effectuer des photos d'identité vécu comme un viol pour ces femmes.
Une autre raison : méfiance à l'endroit du regard qui est considéré comme le signe de désir sexuel dans la culture islamique qui n'est pas une civilisation de l'image.
Si aujourd'hui le voile est utilisé par les musulmans c'est pour montrer au monde leur spécificité islamique.
Intéressant tout ça mais cela n'empêche, que le voile ait ou non une connotation religieuse, qu' il soit le signe d'une soumission à l'homme ou bien à un Dieu reste la manifestation d'une société machiste, misogyne qu'une république laïque se doit de combattre en éduquant et en amenant les femmes musulmanes à comprendre ce qu'implique vraiment le port du voile. Il aurait mieux valu d'ailleurs que le voile dans l'Islam ait une connotation religieuse plus forte, ainsi les femmes musulmanes auraient porté le voile dans leur lieu de culte un peu comme certaines femmes catholiques qui se couvrent encore la tête d'un voile le temps de la messe, et auraient pu ne pas le porter dans leur vie quotidienne.
A noter aussi que cette petite histoire du voile montre la volonté de toutes les religions de brider, dompter, cadrer la sexualité des hommes et des femmes.
Puis il nous parle du voile dans l'Islam qui ne fait pas l'objet d'autant d'écrits, on en parle très peu dans le coran, 3 versets le mentionnent, le voile comme écran pour les femmes du prophètes, le voile comme signe distinctif pour se faire reconnaître comme femme musulmane et non femme païenne et le voile baissé sur sa poitrine en présence d'étranger. Donc le voile dans l'Islam n'est pas vraiment religieux, il est avant tout le signe d'une civilisation phallocrate et misogyne, ça c'est moi que le dit, j'ai trouvé que Bruno Nassim Aboudar ne le disait pas assez où la femme ne doit pas être vue, elle est littéralement cloîtrée du 7ème siècle au 19ème siècle. le signe de reconnaissance du voile devient donc un signe d'invisibilité, il est d'ailleurs blanc de la couleur des murs des maisons.
Au 20ème siècle le voile devient un instrument de visibilité de la religion musulmane, il devient pendant la guerre d'Algérie un signe de résistance, les femmes algériennes portent le voile de façon militante.
Et dans d'autres pays, ils devient signe, quand il est enlevé, d'émancipation de la femme, en Iran jusqu'en 1979, en Egypte jusqu'à nos jours et en Turquie.
Il propose une raison prise dans l'histoire coloniale française qui serait une des multiples explications au phénomène du voile actuellement : la peinture orientaliste qui montrait des femmes musulmanes nues et dévoilées, la photographie de femmes musulmanes dévoilées pour effectuer des photos d'identité vécu comme un viol pour ces femmes.
Une autre raison : méfiance à l'endroit du regard qui est considéré comme le signe de désir sexuel dans la culture islamique qui n'est pas une civilisation de l'image.
Si aujourd'hui le voile est utilisé par les musulmans c'est pour montrer au monde leur spécificité islamique.
Intéressant tout ça mais cela n'empêche, que le voile ait ou non une connotation religieuse, qu' il soit le signe d'une soumission à l'homme ou bien à un Dieu reste la manifestation d'une société machiste, misogyne qu'une république laïque se doit de combattre en éduquant et en amenant les femmes musulmanes à comprendre ce qu'implique vraiment le port du voile. Il aurait mieux valu d'ailleurs que le voile dans l'Islam ait une connotation religieuse plus forte, ainsi les femmes musulmanes auraient porté le voile dans leur lieu de culte un peu comme certaines femmes catholiques qui se couvrent encore la tête d'un voile le temps de la messe, et auraient pu ne pas le porter dans leur vie quotidienne.
A noter aussi que cette petite histoire du voile montre la volonté de toutes les religions de brider, dompter, cadrer la sexualité des hommes et des femmes.
mercredi, mars 12, 2014
Conversation
Propos de ma fille ce matin
Lorsque j’amène ma fille au lycée ou que je la ramène, nous profitons d'une petite heure de route pour être vraiment ensemble, quelquefois nous discutons, quelquefois nous nous disputons, endroit pratique la voiture pour se dire les choses sans que l'autre ne puisse s'échapper. Mais le plus souvent nous écoutons de la musique. Ce matin alors que nous écoutions une suite de Bach, elle me dit le plus naturellement du monde : " Maman, lors de mon incinération, je voudrais qu'il se joue la suite bwv1068 et le concerto bwv974 et la chanson The Corner du groupe Staind".
Et de rajouter après un silence plein de sens "bien sûr lorsque je serai vieille". Je lui dit que c'était noté, puis silencieuses, nous avons continué notre écoute. J’espérais ne jamais avoir à vivre ce moment, mais bon, comme la vie ne nous épargne pas...
En la déposant devant les portes du lycée, je la regardais me disant que je ne savais pas ce qu'elle allait tirer de mon éducation imparfaite et bancale mais que déjà elle avait su tirer quelques leçons de la vie, confrontée encore jeune à la mort de son père. A peine commence t-elle à se construire qu'elle sait déjà sa mort, alors peut-être construira-t-elle sa vie mieux que moi, profitant du présent et pensant le présent, seul sens à notre vie.
Lorsque j’amène ma fille au lycée ou que je la ramène, nous profitons d'une petite heure de route pour être vraiment ensemble, quelquefois nous discutons, quelquefois nous nous disputons, endroit pratique la voiture pour se dire les choses sans que l'autre ne puisse s'échapper. Mais le plus souvent nous écoutons de la musique. Ce matin alors que nous écoutions une suite de Bach, elle me dit le plus naturellement du monde : " Maman, lors de mon incinération, je voudrais qu'il se joue la suite bwv1068 et le concerto bwv974 et la chanson The Corner du groupe Staind".
Et de rajouter après un silence plein de sens "bien sûr lorsque je serai vieille". Je lui dit que c'était noté, puis silencieuses, nous avons continué notre écoute. J’espérais ne jamais avoir à vivre ce moment, mais bon, comme la vie ne nous épargne pas...
En la déposant devant les portes du lycée, je la regardais me disant que je ne savais pas ce qu'elle allait tirer de mon éducation imparfaite et bancale mais que déjà elle avait su tirer quelques leçons de la vie, confrontée encore jeune à la mort de son père. A peine commence t-elle à se construire qu'elle sait déjà sa mort, alors peut-être construira-t-elle sa vie mieux que moi, profitant du présent et pensant le présent, seul sens à notre vie.
mardi, mars 11, 2014
Regard sur la mer
Je lis dans une petite revue corse un article sur Paul Valéry où il est rappelé ses origines corse et italienne et son amour pour la Méditerranée.
Il dit quelque chose qui me met en joie :
"un regard sur la mer, c'est un regard sur le possible et c'est sans doute un germe de philosophie, de la philosophie à l'état naissant."
Paul Valéry invente une philosophie de la mer, la mer devient mère de la sagesse, mère de toutes les civilisations, et mère consolatrice de tous nos maux, porteuse si ce n'est d'espoir au moins d'avenir...
Il dit quelque chose qui me met en joie :
"un regard sur la mer, c'est un regard sur le possible et c'est sans doute un germe de philosophie, de la philosophie à l'état naissant."
Paul Valéry invente une philosophie de la mer, la mer devient mère de la sagesse, mère de toutes les civilisations, et mère consolatrice de tous nos maux, porteuse si ce n'est d'espoir au moins d'avenir...
samedi, mars 08, 2014
Les autres
"Nous sommes les autres" Henri Laborit
Si nous sommes les autres
alors donnons à l'autre la possibilité
d'être lui même
car ce qui est valable pour l'autre,
devient valable pour soi-même.
Ne voyons pas l'autre
toujours coupable
de ne pas être ce qu'on voudrait qu'il soit,
ou toujours coupable
d'être ce qu'on ne voudrait pas être
C'est peut-être là
que commence notre liberté.
Si nous sommes les autres
alors donnons à l'autre la possibilité
d'être lui même
car ce qui est valable pour l'autre,
devient valable pour soi-même.
Ne voyons pas l'autre
toujours coupable
de ne pas être ce qu'on voudrait qu'il soit,
ou toujours coupable
d'être ce qu'on ne voudrait pas être
C'est peut-être là
que commence notre liberté.
vendredi, mars 07, 2014
Journée des droits des femmes
Demain 8 mars journée internationale des droits des femmes
Combat pour l'égalité des hommes et des femmes
Combats féministes, je le mets au pluriel car il existe plusieurs formes de féminisme. Je n'en préfère aucunes, toutes les formes sont bienvenues, c'est un combat sans fin, les avancées dans ce domaine sont timides et fragiles et les acquis incertains, nous le voyons partout chez nous, le recul du droit à l'avortement, les inégalités salariales, la parité hommes femmes imposée pour toutes les élections avec ces effets pervers nous démontre la difficulté de ce combat. Et ce député que je ne nommerai pas qui imite la poule lors d'une séance à l'Assemblée, qui représente-t-il ? Toutes ces électrices auraient dû demander sa démission d'une seule voix. Sans parler de la condition des femmes à travers le monde, en Afrique, en Inde tellement c'est désespérant, et tellement leur combat est difficile.
Plus que tout autre combat, c'est un combat au quotidien, chez soi, au travail, partout la vigilance est de mise.
Et quelques soient les formes prises pour ce combat, une voie me parait plus sûre, c'est de penser l'égalité des hommes et des femmes non dans la négation ou l'abolition de leurs différences mais dans le respect de celles-ci.
J'aimerai bien qu'un jour ma fille n'est pas à fêter cette journée parce qu'enfin les hommes et les femmes seront égaux en droit, mais j'ai bien peur que cette journée puisse disparaître pour des raisons bien plus tristes.
Combat pour l'égalité des hommes et des femmes
Combats féministes, je le mets au pluriel car il existe plusieurs formes de féminisme. Je n'en préfère aucunes, toutes les formes sont bienvenues, c'est un combat sans fin, les avancées dans ce domaine sont timides et fragiles et les acquis incertains, nous le voyons partout chez nous, le recul du droit à l'avortement, les inégalités salariales, la parité hommes femmes imposée pour toutes les élections avec ces effets pervers nous démontre la difficulté de ce combat. Et ce député que je ne nommerai pas qui imite la poule lors d'une séance à l'Assemblée, qui représente-t-il ? Toutes ces électrices auraient dû demander sa démission d'une seule voix. Sans parler de la condition des femmes à travers le monde, en Afrique, en Inde tellement c'est désespérant, et tellement leur combat est difficile.
Plus que tout autre combat, c'est un combat au quotidien, chez soi, au travail, partout la vigilance est de mise.
Et quelques soient les formes prises pour ce combat, une voie me parait plus sûre, c'est de penser l'égalité des hommes et des femmes non dans la négation ou l'abolition de leurs différences mais dans le respect de celles-ci.
J'aimerai bien qu'un jour ma fille n'est pas à fêter cette journée parce qu'enfin les hommes et les femmes seront égaux en droit, mais j'ai bien peur que cette journée puisse disparaître pour des raisons bien plus tristes.
jeudi, mars 06, 2014
mardi, mars 04, 2014
Je regarde la lune
Lune
Un cycle intime
nous unit,
pour cela
tu me fascines.
Sans toi,
la vie ne serait pas.
Premier pas
vers l'inconnu
Premier pas
vers notre passé
et gage de notre futur.
Lune
je ne vois que ton côté face,
ton jeu de ronde avec la Terre
nous cache ton autre face
que pourtant je devine.
Mais c'est dans tout tes états
que tu te dévoiles à mes yeux.
Nouvelle,
je te cherche,
un peu perdue,
passent quelques nuits
et me voilà rassurée.
Timide,
tu te caches en partie, mais
tu ne peux me tromper,
ce que je ne vois pas,
je le soupçonne.
Pleine,
comme un soleil de nuit
tu éclaires
mes nuits d'insomnie.
Un cycle intime
nous unit,
pour cela
tu me fascines.
Sans toi,
la vie ne serait pas.
Premier pas
vers l'inconnu
Premier pas
vers notre passé
et gage de notre futur.
Lune
je ne vois que ton côté face,
ton jeu de ronde avec la Terre
nous cache ton autre face
que pourtant je devine.
Mais c'est dans tout tes états
que tu te dévoiles à mes yeux.
Nouvelle,
je te cherche,
un peu perdue,
passent quelques nuits
et me voilà rassurée.
Timide,
tu te caches en partie, mais
tu ne peux me tromper,
ce que je ne vois pas,
je le soupçonne.
Pleine,
comme un soleil de nuit
tu éclaires
mes nuits d'insomnie.
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