Au loin ce soir
l'horizon se déforme
et prend la forme
d'une chimère informe
Ni chèvre, ni lion
plutôt vision
d'un rêve utopique
mais authentique
Au loin ce soir
l'horizon se déforme
et prend la forme
d'une chimère ardente
Ni chèvre ni lion
plutôt fiction,
pensées hybrides
d'un esprit qu'on bride
Au loin ce soir
l'horizon se confond
et se fond
dans la nuit noire
mardi, avril 29, 2014
dimanche, avril 27, 2014
Lettre à Montaigne
Lecture, relecture, "pillotage" des Essais de Montaigne
Livre à lire tout le long de sa vie, à chaque lecture surgira quelque chose qu'on n'avait pas lu...
Si Montaigne était vivant voilà ce que je lui aurais écrit :
Vous avez eu le génie de vous essayer et pour qui sait vous lire sait transformer vos Essais en les siens. Quand certains voient au dedans du corps chrétien, il n'y voient que puanteur et pourriture, mais vous, vous avez su faire du corps chrétien un corps à aimer, à chérir, à écouter.
Avec vous la philosophie prend corps, vous qui avez su faire vôtre la philosophie antique alors que les hommes avaient depuis longtemps oublié que la philosophie est avant tout intime et constitutive de leur être.
Livre à lire tout le long de sa vie, à chaque lecture surgira quelque chose qu'on n'avait pas lu...
Si Montaigne était vivant voilà ce que je lui aurais écrit :
Vous avez eu le génie de vous essayer et pour qui sait vous lire sait transformer vos Essais en les siens. Quand certains voient au dedans du corps chrétien, il n'y voient que puanteur et pourriture, mais vous, vous avez su faire du corps chrétien un corps à aimer, à chérir, à écouter.
Avec vous la philosophie prend corps, vous qui avez su faire vôtre la philosophie antique alors que les hommes avaient depuis longtemps oublié que la philosophie est avant tout intime et constitutive de leur être.
lundi, avril 21, 2014
Va !
Pour ma fille
Un jour ton île te semblera petite
alors il faudra partir.
Parcours le monde
Vois d'autres gens,
d'autres villes,
d'autres mers,
d'autres montagnes.
Et quand tu reviendras
ton île te semblera
aussi grande que le monde.
Tu auras compris
que le monde
est à portée de ton regard.
samedi, avril 19, 2014
Fleur
Quelquefois le jardin nous réserve de jolies surprises
ici, un cyclamen perdu au milieu de la ciboulette
mercredi, avril 16, 2014
L'étoile
Dans un ciel de nuit
se détache une étoile,
illusion d'éternité
quand, astre mort,
elle brille encore.
Se perdre dans le temps,
son passé
est mon présent,
mon futur
est son passé.
Se perdre dans son corps
se réchauffer
de sa lumière,
y ranimer
son âme.
S'agripper
à l'étoile.
se détache une étoile,
illusion d'éternité
quand, astre mort,
elle brille encore.
Se perdre dans le temps,
son passé
est mon présent,
mon futur
est son passé.
Se perdre dans son corps
se réchauffer
de sa lumière,
y ranimer
son âme.
S'agripper
à l'étoile.
dimanche, avril 13, 2014
Regards (4)
Quand le regard
suffit à ne rien dire,
sans un froissement
il frôle, effleure,
caresse
et donne tout son sens
au silence.
suffit à ne rien dire,
sans un froissement
il frôle, effleure,
caresse
et donne tout son sens
au silence.
samedi, avril 12, 2014
La Divine Comédie de Dante
Lecture
Lecture fort à propos en ces temps de Pâques puisque le voyage de Dante de l'Enfer au Paradis se passe à ce moment là.
Magnifique poème aux multiples lectures.
Dante nous propose à la fois sa vision du monde, nous décrit la société de son temps, c'est aussi un livre d'histoire, on rencontre des rois, des empereurs, des papes, des philosophes, des poètes, des musiciens, on y lit les débats du moment sur le libre arbitre, sur la trinité, sur la richesse de l'église catholique...
Il nous décrit sa foi, ses doutes. On peut aussi y lire le portrait psychologique de Dante, la hiérarchie des pêchés peut paraître étonnante, mais c'est la sienne et celle de son époque.
Mais lorsque la lecture du poème terminée, je cherche le fil conducteur de ce voyage, je m'en souviens surtout comme un poème d'amour, un des plus beaux, et sûrement des plus fins, des plus subtils, de son temps, histoire d'un amour brisé, interrompu par la mort de sa bien aimée.
J'y vois se dessiner tout au long du poème la quête de Dante, il cherche Béatrice de l'Enfer au Paradis et c'est au Purgatoire qu'enfin il la retrouve, elle lui fera découvrir le Paradis.
L'Enfer c'est sans Béatrice, ce qui peut expliquer sa vision très personnelle et différente de l'enfer chrétien, souvent, il nous décrit un Enfer froid, glacé et figé, avec la pluie, la neige, le froid, un lac gelé, quelquefois le feu apparaît mais pas souvent, nous n'y voyons pas toujours les flammes, le feu habituellement représentés et pour cause quand on parle d'amour, on parle de chaleur, de feu, de lumière, de flammes. En Enfer le temps est compté d'heure en heure il parcourt les différents cercles girons et "bolges", et ceci pendant deux jours qui paraissent interminables.
Le Purgatoire de Dante est comme un tremplin vers le Paradis, il est relativement doux, un peu normal puisque c'est là qu'il se voit et qu'il retrouve Béatrice qui va l'amener et le guider vers le Paradis. Au purgatoire, les cercles, girons et bolges deviennent assises et corniches, le temps est encore décompté d'heure en heure, un mur de feu est traversé, une rivière, le tonnerre, et enfin Béatrice....belle description d'un coup de foudre amoureux.
C'est un Paradis chaud qu'il décrit, le feu, les flammes, les étincelles, un mouvement permanent, mouvement induit par l'amour, vison très moderne d'un cosmos qui se confond avec Dieu ou bien l'inverse, et c'est l'amour de Béatrice qui lui fait découvrir ce Paradis où il parle beaucoup des planètes, de leur mouvement permanent, de lumière, de flammes, et cela va vite. D'ailleurs là, le temps n'est plus compté, les heures n’apparaissent plus, de ciel en ciel avec Béatrice, le temps n'existe plus, l'amour est hors du temps. Béatrice lève ses doutes, elle est son professeur, son guide.
Le féminin est très présent dans son Paradis et si au dernier chant Béatrice n'est plus là est-ce parce que cet amour est devenu fusionnel, il a atteint l'extase, mais pas seul, avec Béatrice, où est-ce parce qu'elle est morte avant qu'il il ait pu atteindre cette extase ?
Lecture fort à propos en ces temps de Pâques puisque le voyage de Dante de l'Enfer au Paradis se passe à ce moment là.
Magnifique poème aux multiples lectures.
Dante nous propose à la fois sa vision du monde, nous décrit la société de son temps, c'est aussi un livre d'histoire, on rencontre des rois, des empereurs, des papes, des philosophes, des poètes, des musiciens, on y lit les débats du moment sur le libre arbitre, sur la trinité, sur la richesse de l'église catholique...
Il nous décrit sa foi, ses doutes. On peut aussi y lire le portrait psychologique de Dante, la hiérarchie des pêchés peut paraître étonnante, mais c'est la sienne et celle de son époque.
Mais lorsque la lecture du poème terminée, je cherche le fil conducteur de ce voyage, je m'en souviens surtout comme un poème d'amour, un des plus beaux, et sûrement des plus fins, des plus subtils, de son temps, histoire d'un amour brisé, interrompu par la mort de sa bien aimée.
J'y vois se dessiner tout au long du poème la quête de Dante, il cherche Béatrice de l'Enfer au Paradis et c'est au Purgatoire qu'enfin il la retrouve, elle lui fera découvrir le Paradis.
L'Enfer c'est sans Béatrice, ce qui peut expliquer sa vision très personnelle et différente de l'enfer chrétien, souvent, il nous décrit un Enfer froid, glacé et figé, avec la pluie, la neige, le froid, un lac gelé, quelquefois le feu apparaît mais pas souvent, nous n'y voyons pas toujours les flammes, le feu habituellement représentés et pour cause quand on parle d'amour, on parle de chaleur, de feu, de lumière, de flammes. En Enfer le temps est compté d'heure en heure il parcourt les différents cercles girons et "bolges", et ceci pendant deux jours qui paraissent interminables.
Le Purgatoire de Dante est comme un tremplin vers le Paradis, il est relativement doux, un peu normal puisque c'est là qu'il se voit et qu'il retrouve Béatrice qui va l'amener et le guider vers le Paradis. Au purgatoire, les cercles, girons et bolges deviennent assises et corniches, le temps est encore décompté d'heure en heure, un mur de feu est traversé, une rivière, le tonnerre, et enfin Béatrice....belle description d'un coup de foudre amoureux.
C'est un Paradis chaud qu'il décrit, le feu, les flammes, les étincelles, un mouvement permanent, mouvement induit par l'amour, vison très moderne d'un cosmos qui se confond avec Dieu ou bien l'inverse, et c'est l'amour de Béatrice qui lui fait découvrir ce Paradis où il parle beaucoup des planètes, de leur mouvement permanent, de lumière, de flammes, et cela va vite. D'ailleurs là, le temps n'est plus compté, les heures n’apparaissent plus, de ciel en ciel avec Béatrice, le temps n'existe plus, l'amour est hors du temps. Béatrice lève ses doutes, elle est son professeur, son guide.
Le féminin est très présent dans son Paradis et si au dernier chant Béatrice n'est plus là est-ce parce que cet amour est devenu fusionnel, il a atteint l'extase, mais pas seul, avec Béatrice, où est-ce parce qu'elle est morte avant qu'il il ait pu atteindre cette extase ?
vendredi, avril 11, 2014
Le silence de Paul Valéry
Il y a bien des silences,
ceux que l'on recherche,
ceux qui s'imposent,
ceux qui s'installent après des paroles entendues,
ceux d'un regard entendu,
ceux que l'on subit sans comprendre
et puis, il y a le silence de Paul Valéry
ceux que l'on recherche,
ceux qui s'imposent,
ceux qui s'installent après des paroles entendues,
ceux d'un regard entendu,
ceux que l'on subit sans comprendre
et puis, il y a le silence de Paul Valéry
"écoute ce bruit fin qui est continu et qui est le silence. Écoute ce qu'on entend lorsque rien ne se fait entendre"
jeudi, avril 10, 2014
A méditer
"La solitude sans culture est un exil certain, une prison, un chevalet de torture ; ajoute lui la culture, elle devient la patrie, la liberté, le plaisir"
extrait de la Vie solitaire de Pétrarque
extrait de la Vie solitaire de Pétrarque
mardi, avril 08, 2014
Libre ou déterminé ? (1)
Libre ou déterminé ?
Pour mettre tout le monde d'accord, disons que
sa liberté se limite à un périmètre déterminé,
mais il ne faut pas pour autant,
cesser de la chercher et de la vouloir.
Pour mettre tout le monde d'accord, disons que
sa liberté se limite à un périmètre déterminé,
mais il ne faut pas pour autant,
cesser de la chercher et de la vouloir.
lundi, avril 07, 2014
Regards (3)
En deçà du regard
la beauté scintille,
quelques éclats
percent la pupille.
Au-delà du regard
la beauté se répand.
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