vendredi, janvier 31, 2014

La joie d'amour de Robert Misrahi

Lecture

Merveilleux Robert Misrahi, c'est toujours avec grand plaisir que je le lis, il nous propose ici une philosophie de l'amour comme éthique.
Même si j'ai du mal à penser que nous sommes d'abord une conscience de soi et une liberté, c'est à dire un sujet, je pense plutôt que d'abord il  faut se construire en tant que sujet donc avoir les moyens de développer sa conscience de soi et je rajouterai sa conscience d'être au monde, pour pouvoir accéder au progrès de la raison et de la liberté, malgré ce différent sur le postulat de départ , j'adhère volontiers à ses développements philosophiques.
Envie de citer quelques passages :
"Lorsque je désire...je ne songe pas à mon insatisfaction présente ou à ma solitude...,mais à la joie que me donne sa présence sensuelle et son rayonnement, et à la joie que me donnerait l'instauration d'une rencontre et l'entrée dans le plaisir d'amour si celui-ci pouvait également être désiré par l'autre."
Je voudrais que cette joie m'attende quelque part...

"Une forme concrète de l'existence, découlant du choix de la joie comme étoffe de la vie sera tenue pour préférable à toute forme d'existence."
Faire ce choix impose de fait un changement de vision du monde et des autres... 

"le Désir est un mouvement du manque vers une satisfaction accessible. Le manque n'est pas un trou, un vide, un gouffre, il est le mouvement même du désir se saisissant comme un manque provisoire et qualifié qui aspire activement à son propre dépassement...Ce dépassement du manque est plaisir. Ce plaisir est complétude..."
Très belle définition du Désir, du plaisir et de la complétude 

Plein d'autres choses encore que je laisse découvrir en lisant se livre aux quelques lecteurs qui viendraient lire ce blog.
Ce livre donne envie, désirer à nouveau construire, mais où sont les hommes capables d'accepter la liberté de l'autre, bien cachés c'est certain... 


mardi, janvier 28, 2014

Notes de lecture
Hannah Arendt (suite et à suivre).
Les origines du totalitarisme
Quelques notes, pour ne pas oublier de revenir dessus, tellement de choses sur lesquelles il faut réfléchir, ce qu'elle nous apprend c'est comment la pensée toujours en mouvement se heurte à elle-même ou à d'autres pensées pour mieux comprendre et pour entrevoir de nouvelles directions...
Donc plein de questions à sa lecture riche et dense : lien entre populace et création d'hommes superflus, lien entre peuple et populace, puis masse et populace...
Comment le nihilisme ambiant actuel peut nous amener à de nouveaux systèmes totalitaires...
Son analyse vraiment intéressante sur les droits de l'homme, nous montre comment les droits de l'homme permettent la possibilité que des hommes se voient niés, sans aucun droits : tous les apatrides et réfugiés politique. Analyse à mettre en corrélation avec se qui se passe actuellement à Lampedusa ou à Caen
Analyse sur l'Etat nation et les minorités permet de mieux comprendre le problème de la minorité Rom, par exemple...
Comment un système peut absorber un individu jusqu'à ce qu'il ne soit qu'une représentation d'une masse et non de lui même, (elle aurait aimé Palante)...

samedi, janvier 25, 2014

Sexe des femmes


Sexe de femme
pour être autant haï
à travers le monde
à travers l'histoire,
tous savent que tu détiens
le secret de la vie,
du plaisir.
Et quand tu ne sers
que ton désir,
caressé et choyé
tu retiens un plaisir
que l'autre te jalouse,
tu détiens le secret
d'une volupté profonde
d'une jouissance féconde.
Mais tous savent aussi
en te prenant pour cible,
quand tu es mutilé ou violé,
que tu seras réduit à n'être
qu'une cicatrice béante
surplombant le néant.

mardi, janvier 21, 2014

Rêve

Nuit peuplée et mouvementée.
Goûter à la puissance du rêve
quand au petit matin mon corps
en est encore tout imprégné.
Mélange de désir et d'angoisse
rêve de celui qui ne m'attend plus
rêve de celui qui ne m'attend pas.
Et juste le temps d'un rêve
le corps et l'inconscient se lient.
Car si au sens de mes rêves
ma conscience reste aveugle
mon corps lui, c'est certain
sait.


vendredi, janvier 17, 2014

Rêve

Nuit étoilée sans étoiles
Lune noire éclairée
Ciel clair saturé de nuages
Soleil levant se couchant
Nuit complice
d'un rêve tout en hauteur
Se réveiller avec la pluie
S'éparpiller dans chaque goutte
Rebondir sur un pétale de rose
Redescendre tout en douceur

lundi, janvier 13, 2014

Penser, toujours penser

Fascinante Hannah Arendt
À la question posée lors d'une interview en 1975 : "Existe-t-il des pensées dangereuses ?" Elle répondit :
"Il n'existe pas de pensées dangereuses. Penser est une entreprise dangereuse, mais ne pas penser est encore plus dangereux. Ce que je ne sais pas c'est comment faire naître le désir de penser."
J'aurais voulu lui répondre que son travail, la lecture de son oeuvre, suffit à faire naître en nous le désir de comprendre et de penser librement.

dimanche, janvier 12, 2014

Clin d'oeil

Pensée gourmande d'un dimanche midi,  Avicenne disait qu'il valait mieux vivre une vie large et courte plutôt qu'une vie longue et étroite, d'accord mais je me dis qu'une vie large et longue c'est pas mal non plus...

vendredi, janvier 10, 2014

Démocrite

Lecture
Je regarde le feu, joie de l'hiver, les flammes inventent une danse pour chaque morceau de bois et quelques unes s'échappent du foyer et me font penser au bel écrit de Michel Onfray sur Démocrite Brûler d'une chaleur retirée dans Le magnétisme des solstices.
Et je me dis que non, je ne brûlerai pas d'une chaleur retirée, trop tard, derrière moi une vie déjà bien avancée, aux chemins sinueux loin d'une pensée philosophique qui depuis toujours aurait pu mettre en tension ma pensée pour emprunter d'autres chemins.
Mais pour rire, rire de tout nous dit Démocrite, il n'est jamais trop tard, alors rions, d'un rire ni sarcastique, ni cynique mais d'un rire franc et édifiant, et si on ne devient pas philosophe, rien ne nous empêche de philosopher, un zeste de philosophie saupoudré sur une vie et nous pourrons ranimer un brasier jamais vraiment éteint, en profitant des quelques flammèches venant du feu des philosophes, telles des flèches.