Tu as porté tant d'hommes
d'un rivage à un autre,
dans nos veines,
de tous, coulent le sang.
A la fois berceau de nos vies
et cimetière parfois choisi,
comme un trait d'union
tu nous sers de jonction.
De tes flots que j'admire
je voudrais voir surgir
la Sagesse incarnée
prête à nous inonder.
Alors sur le sable, je m'assieds,
la tête sur mes genoux repliés,
et j'écoute ton chant
bruissant et captivant.
Tu chantes ton histoire
tu chantes les histoires
des cendres dispersées
de ceux qui t'ont aimé.
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