Un matin de cette semaine, le soleil dévoile un ciel grandiose juste un bandeau de ciel rosé et orangé au dessus de la mer, morceau de ciel dévoilé mais menacé par des nuages lourds et noirs porteurs des pluies froides de l'automne. Pour le temps de la journée je me dis que l'arbitre sera le vent, s'il se lève et selon la direction qu'il prend. C'est donc l'âme joyeuse que je pars au travail, et ce n'est pas tous les jours le cas quand on est secrétaire dans un garage, espérant quelques embouteillages pour pouvoir à loisir regarder ce ciel.
En arrivant la première chose que je demande est, -quelqu'un a-t-il vu le ciel ce matin ?-, et j'entends répondre d'un air agacé et blasé - si tu crois que j'ai que ça à faire - alors décontenancée, sans répartie et un peu lasse je m'installe devant mon écran d'ordinateur, me demandant ce que Diogène aurait répondu et pensant au triste sort des hommes qui ne savent plus voir le monde qu'ils habitent.
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