dimanche, novembre 10, 2013

Petites bizarreries de la vie

Voir, quand le jour s'est fait nuit
que nous nous croyons réduit
à n'être que le fruit
d'un dessein fortuit.

Entendre, quand s'installe le silence
mâcher, remâcher,
sasser, ressasser
des pensées lues et entendues
pour qu'enfin elles deviennent semences.

Vivre de grand moment de solitude
entouré de mille personnes
et quelquefois seul, loin des hommes
connaître la quiétude, la complétude.

Comprendre que l'espoir
est la nourriture du désespoir,
Qu'il est bon de savoir
qu'il nous faut agir
Pour ne pas fléchir.

Savoir que seul le présent
est tout à la fois, passé et futur,
il est en même temps la suture
d'un passé certain,
d'un futur incertain.

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