L'automne s'est installé, automne estival cette année, mais les nuits se sont rallongées, alors que nous sommes au plus près de l'heure solaire et pour me consoler des longues nuits d'hiver à venir, je me remémore quelques haïkus libres écrit cet été. Je définis le haïku comme un instant plein, un moment fragile et rare, comme l'absolu à portée de main, comme l'instantané d'un bonheur fugitif.
La fleur l'appelle
l'abeille gourmande
est venue.
Nuages
Entre ciel et mer
gardiens du temps qu'il fera
Chants des grillons
Voix dans la nuit
Voix de la nuit
Pluie d'été
dans la nuit
les grillons se taisent
Début d'après-midi d'été
torpeur, silence et chaleur
le soleil est vainqueur
Infini
le chemin de lune
sur la mer
L'infini
seulement contenu
dans notre pensée
et premier petit poème écrit (et offert) sur la mer en forme de haïkus
Ensemble
le sac, le ressac
et les battements de mon cœur
Le soleil, la mer
l'eau et le feu
à jamais dans mes yeux
Le vent dans mes cheveux
libre et insaisissable
Être le vent
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