samedi, août 04, 2018

Lente agonie


Tard dans la nuit chaude de l'été, nos corps dénudés jusqu'à l'intimité découvrent nos peaux moites qui attendent qu'une brise nocturne les effleure. Le sommeil joue à cache cache entre les replis des draps chiffonnés par les tours et retours de nos corps  indolents. De cette chaleur qui accable nos corps quelques pensées surgissent pessimistes ou lucides ce sera selon les opinions.C'est au réchauffement climatique que vont mes pensées, pas très original d'accord en ces temps caniculaires, mais notre façon de traiter la question est souvent très réductrice. Nous nous contentons de débattre sur les causes du réchauffement sans jamais envisager qu'il sera surement l'une des causes majeures de la fin de notre civilisation. Alors je me remémore une phrase lue ou entendue, je ne sais plus, qui nous dis que l'on mesure le degré de civilisation d'une société à la manière dont elle traite les vieux, les malades et les plus faibles . Le constat est amer pour la notre. Que les civilisations naissent, croissent et meurent est une réalité mais je trouve que notre civilisation n'en finit pas de mourir et spectateurs de cette lente agonie les hommes n'en finissent pas de souffrir.
Tard dans la nuit chaude de l'été, en soulevant le bord du drap, le sommeil s'est enfin présenté.

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