jeudi, août 21, 2014

Une mer intérieure

1
Les hommes sont surpris que la mer obéisse à la terre 
quand par l'effet d'un jeu de plaques, la mer indolente
se rétracte, se contracte, donne au calme un faux air.
Et en se retirant la mer se renforce et d'une vague meurtrière,
violemment, se brise sur les terres habitées.
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Par surprise la terre sous nos pieds s'est ouverte
quand par l'effet d'une mort, la vie suintante
se dérobe, se dissipe et donne au vide son sens.
 La vie en s'écoulant se résigne et d'une vague destructrice,
brutalement, entraîne nos âmes affligées.


2
Les hommes sont surpris que la mer obéisse à l'air
par les vents et les courants la mer se montre coléreuse
les vagues, immenses, l'une sur l'autre s'abattent,
dans un grand bruit se fracassent et masquent l'horizon.
La mer impétueuse dédaigne ceux qui l'ont bravée.
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Étonnés par la tempête, la colère
envahit tout notre être, ainsi bouleversés,
et brisés par la force de ces vents contraires,
entrainés dans le creux de vagues si profondes,
nous errons, aveuglés, n'espérant plus d'horizon.


3
Les hommes sont surpris que la mer obéisse au feu
quand dans ces eaux froides la lave du volcan s'épanche
 de ces rejets acides et bouillonnants, et pourtant,
de ce brasier débordant, la mer, féconde, enfante
de nouvelles terres vierges prêtent à accueillir la vie.
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Quand le feu s'insinue en nous, la vie s'échauffe,
et des cendres mouillées, nous pouvons renaître,
d'un souffle de vie, quelques étincelles s'embrasent.
Le feu, jamais repu, se nourrit de la vie,
 nous découvrons enfin des terres inconnues.


4

Les hommes sont surpris que la mer n'obéisse plus
quand plus rien ne vient l'irriter, la mer lisse et souple,
se laisse chahuter, toujours en mouvement elle
accepte de porter la vie, d'une terre à une autre
sans cesser d'afficher sa force, sa puissance.
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Quand n'obéissant plus à nos angoisses,
 qui cèdent ainsi la place à la sérénité , 
nos âmes, alors, tranquilles et bienveillantes,
célèbrent le périple d'une existence intense
 et puissante quelque soit sa durée.


 



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